À Mirabel
Un Belge d’origine développe une passion pour les oiseaux

Sylvie Mondou

 

(Photo Michel Chartrand)

(Photo Michel Chartrand)

M. André Derumier.
Un coin de paradis de M. André Derumier.


Il y a un peu plus de deux ans, un Belge d’origine, André Derumier, avait un coup de foudre pour une Québécoise, puis un autre pour la campagne où celle-ci habitait, soit à Mirabel.

Il a donc décidé de s’y établir et de se marier. Fonderont-ils une famille? Il n’en a pas été question au cours de l’entretien. Cependant, en attendant sa citoyenneté canadienne et la réalisation d’un projet de création d’entreprise, il s’active depuis un bon moment à créer un autre genre de famille, constituée d’oiseaux. Une cinquantaine d’espèces viennent séjourner chez lui. Ces volatiles, ce sont des colibris, des roselets, des mésanges, des pics mineurs, des hirondelles, des buards, des jaseurs d’Amérique et de nombreux autres!

Or, en même temps qu’il fait son nid au Québec, il construit des gites pour les oiseaux et se découvre un nouvelle passion qui l’amène aussi à faire des travaux d’aménagement paysager. Ainsi va la vie!

Peu à peu, en compagnie de son amoureuse, il aménage donc un véritable petit paradis, niché sur la Côte-Saint-Louis, à Mirabel. Comportant une jeune plantation d’arbres, des arbustes, des fleurs, agrémenté de terrasses, de cabanes d’oiseaux, de mangeoires et de jolis volatiles, ce paradis et havre de paix, d’une étendue de 9 750 mètres, est remarquable. Occasionnellement, les chevreuils et même un renard viennent le visiter.

Alors qu’il était en Belgique, il a œuvré dans le secteur de l’alimentation durant trente ans. Il a aussi élevé des canaris, dit-il. Rien en fait qui ne le préparait à faire ce à quoi il se consacre en ce moment. Avec pour seule machinerie ses bras – sans compter le tracteur qu’il utilise pour tondre la pelouse – et du labeur, il a réalisé un bel aménagement étendant de grandes quantités de terre, plantant quelque 120 arbres et érigeant près de 20 habitations pour les oiseaux. Parmi les sortes d’arbres, on retrouve des chênes rouges, des épinettes blanches, des mélèzes, des pommetiers décoratifs et des sorbiers.

Il aime la nature, précise celui-ci, tout en parcourant du regard ce bel environnement champêtre alors que les oiseaux virevoltent non loin de nous. Après un bref silence et avec un peu de désolation dans la voix, il ajoute: «Les gens ne prennent pas le temps d’observer la nature.»

Enfin, outre cette attente concernant sa citoyenneté, il a l’impression de vivre un conte de fée et, ce conte de fée, il le partage avec les gens qui le souhaitent sur son site Internet, dont voici l’adresse: [http://groups.msn.com/decorationsdejardins].

En terminant, si cela vous intéresse, l’émission 1 888 oiseaux, diffusée sur le Réseau de l’Information (RDI), présentera un reportage sur cette passion qu’il a développée peu à peu, au cours du printemps 2006.


Source: ÉVEIL
17 septembre 2005