Il y a un peu plus de deux ans, un Belge d’origine,
André Derumier, avait un coup de foudre pour une Québécoise,
puis un autre pour la campagne où celle-ci habitait, soit à
Mirabel.
Il a donc décidé de s’y établir et de se marier.
Fonderont-ils une famille? Il n’en a pas été question
au cours de l’entretien. Cependant, en attendant sa citoyenneté
canadienne et la réalisation d’un projet de création
d’entreprise, il s’active depuis un bon moment à créer
un autre genre de famille, constituée d’oiseaux. Une cinquantaine
d’espèces viennent séjourner chez lui. Ces volatiles,
ce sont des colibris, des roselets, des mésanges, des pics mineurs,
des hirondelles, des buards, des jaseurs d’Amérique et de
nombreux autres!
Or, en même temps qu’il fait son nid au Québec, il
construit des gites pour les oiseaux et se découvre un nouvelle
passion qui l’amène aussi à faire des travaux d’aménagement
paysager. Ainsi va la vie!
Peu à peu, en compagnie de son amoureuse, il aménage donc
un véritable petit paradis, niché sur la Côte-Saint-Louis,
à Mirabel. Comportant une jeune plantation d’arbres, des
arbustes, des fleurs, agrémenté de terrasses, de cabanes
d’oiseaux, de mangeoires et de jolis volatiles, ce paradis et havre
de paix, d’une étendue de 9 750 mètres, est remarquable.
Occasionnellement, les chevreuils et même un renard viennent le
visiter.
Alors qu’il était en Belgique, il a œuvré dans
le secteur de l’alimentation durant trente ans. Il a aussi élevé
des canaris, dit-il. Rien en fait qui ne le préparait à
faire ce à quoi il se consacre en ce moment. Avec pour seule machinerie
ses bras – sans compter le tracteur qu’il utilise pour tondre
la pelouse – et du labeur, il a réalisé un bel aménagement
étendant de grandes quantités de terre, plantant quelque
120 arbres et érigeant près de 20 habitations pour les oiseaux.
Parmi les sortes d’arbres, on retrouve des chênes rouges,
des épinettes blanches, des mélèzes, des pommetiers
décoratifs et des sorbiers.
Il aime la nature, précise celui-ci, tout en parcourant du regard
ce bel environnement champêtre alors que les oiseaux virevoltent
non loin de nous. Après un bref silence et avec un peu de désolation
dans la voix, il ajoute: «Les gens ne prennent pas le temps d’observer
la nature.»
Enfin, outre cette attente concernant sa citoyenneté, il a l’impression
de vivre un conte de fée et, ce conte de fée, il le partage
avec les gens qui le souhaitent sur son site Internet, dont voici l’adresse:
[http://groups.msn.com/decorationsdejardins].
En terminant, si cela vous intéresse, l’émission 1
888 oiseaux, diffusée sur le Réseau de l’Information
(RDI), présentera un reportage sur cette passion qu’il a
développée peu à peu, au cours du printemps 2006.
Source: ÉVEIL
17 septembre 2005
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